Une position historique dans les hôpitaux relativement confortable

Au dimanche 16 août 2020, nous relevons en France 4820 hospitalisations liées au COVID-19 et 353 personnes en soins intensifs ou réanimations.

Pour les hospitalisations, c’est un point bas historique; quant aux réanimations, si on constate une baisse par rapport à la semaine passée, le point bas avait été atteint la semaine précédente (2 août 2020) avec 345 cas.

Le nombre de décès a été plus important que la semaine précédente qui constituait un point bas (déjà connu fin juillet). La barre des 100 décès n’a toutefois pas été franchie avec un solde à 85 décès en hôpital sur le territoire national.

Des taux de contamination en hausse

L’inquiétude des pouvoirs publics est apparemment liée au taux de positivité des tests réalisés. Il est à un plus haut historique pour toutes les classes d’âge en-dessous de 60 ans et se dégrade pour toutes exceptée la classe d’âge des 90 ans et plus.

L’accélération est donc visible pour presque tous les âges, la classe d’âge la plus touchée étant celle des adultes entre 20 et 29 ans avec un taux de contamination à 4.63% pour les personnes testées, puis viennent les adultes de 30 à 39 ans à 3.28% et les jeunes de 10 à 19 ans à 3.27%.

Cela ne se reflète pas encore dans le nombre d’hospitalisations, même si pour tous les moins de 30 ans nous ne sommes plus à des plus bas historiques, nous restons à des niveaux très faibles d’hospitalisations.

La plupart des départements sont à des niveaux très bas dans les métriques de crise

Concernant les zones où le virus est actif (à prendre avec précaution, cf. l’article du Parisien), les situations sont contrastées.

34 départements sur 101 ont un nombre d’hospitalisations à un plus bas historique, dont les Bouches-du-Rhône (206 hospitalisations vs. 282 la semaine précédente et 1133 au plus haut le 12 avril 2020).

La Guyane et la Réunion sont à des niveaux d’hospitalisations élevés à plus du 50% du pic épidémique. Concernant la Mayenne, c’est la dégradation de la situation qui pourrait préoccuper mais elle est à relativiser, en effet le taux d’hospitalisations comparé au pic épidémique n’est qu’à 21%, soit moins que les Hauts-de-Seine (28%), l’Oise (28%), la Saine-Saint-Denis (27%), les Yvelines (26%), le Val d’Oise (24%).

Concernant Paris, le taux des hospitalisations est très bas (9% du pic) et à un minimum pour les réanimations (4% du pic).

Des alertes publiques très bruyantes

En définitive, nous serions dans une situation plutôt satisfaisante dans l’absolu, si ce n’est que le taux de contamination pourrait influer sur la tension dans les services hospitaliers dans les prochaines semaines. Nous n’avons pas encore observé de corrélation entre le taux de positivité des tests et le le nombre d’hospitalisations, nous étudierons ce point avec attention prochainement.

En conclusion, le résumé de la situation par le Ministère des Solidarités et de la Santé du jeudi 13 août 2020:

"Les indicateurs de suivi de l'épidémie sur le territoire national
continuent de se dégrader.
Le nombre de nouveaux confirmés de COVID-19 augmente régulièrement
de même que le nombre des admissions hospitalières."

est à mettre en perspective avec les éléments cités ci-dessus.